Le grand théâtre d’Oklahama

Librement inspiré des œuvres de Franz Kafka

Création juillet 2018 – Festival d’Avignon IN

Co-mise en scène Madeleine Louarn & Jean-François Auguste
Avec Jean-François Auguste et les acteurs de l’atelier Catalyse Tristan Cantin, Manon Carpentier, Guillaume Drouadaine, Christelle Podeur, Jean-Claude Pouliquen, Sylvain Robic
Dramaturgie : Pierre Chevallier
Chorégraphie : Agnieszka Ryszkiewicz
Scénographie : Hélène Delprat
Création musicale : Julien Perraudeau
Création lumières : Mana Gautier

Accompagnement pédagogique
Erwanna Prigent
Régisseur général
Thierry Lacroix
Régisseur lumières
Clotilde Hoffmann
Régisseur son
Cyrille Lebourgeois
Voix off
Rodolphe Burger
Costumes
Claire Raison
Couturiers
Yolande Autin, Ludivine Mathieu, Magali Perrin Toinin, Armando Sanchez

Productions déléguées
THÉATRE DE L’ENTRESORT ET LA COMPAGNIE FOR HAPPY PEOPLE AND CO

Coproduction
MC 93- MAISON DE LA CULTURE DE LA SEINE SAINT DENIS, LE QUARTZ – SCÈNE NATIONALE DE BREST, THÉÂTRE NATIONAL DE BRETAGNE – CENTRE EUROPÉEN THÉÂTRAL ET CHORÉGRAPHIQUE, FESTIVAL D’AVIGNON, MC2 – SCÈNE NATIONALE DE GRENOBLE, CENTRE DRAMATIQUE NATIONAL DE BESANÇON FRANCHE-COMTE, THÉÂTRE DU PAYS DE MORLAIX – SCÈNE DE TERRITOIRE, COMPAGNIE FOR HAPPY PEOPLE AND CO, THÉÂTRE DE L’ENTRESORT, L’ ESAT DES GENETS D’OR.

Résidence de création au Quartz — Scène Nationale de Brest, à la MC93 — Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis, à la La Ferme du Buisson — Scène Nationale de Marne-la-Vallée »

Il n'y a pas évènements à venir en ce moment.

Il y a dix ans, Alice, ou le monde des merveilles marquait la première co-mise en scène des acteurs de Catalyse par Madeleine Louarn et Jean-François Auguste. Depuis les collaborations artistiques se sont poursuivies, sur L’Empereur de Chine en 2010, Les Oiseaux en 2012, et plus récemment en 2016 sur Ludwig, un roi sur la Lune.

L’oeuvre de Kafka est dense et a pris de nombreuses formes : nouvelles, journal, romans, correspondance…Un ensemble non-théâtrale, mais à la théâtralité très riche. Plusieurs fils nous intéressent particulièrement, et nous permettent de nous orienter à l’intérieur de l’oeuvre.

Gilles Deleuze, Félix Guattari : «Dans l’oeuvre de Kafka, on entrera par n’importe quel bout, aucun ne vaut mieux que l’autre, aucune entrée n’a de privilège, même si c’est presque une impasse, un étroit boyau, un siphon, etc. On cherchera seulement avec quels autres points se connecte celui par lequel on entre, par quels carrefours et galeries on passe pour connecter deux points, quelle est la carte du rhizome, et comment elle se modifierait immédiatement si l’on entrait par un autre point. Le principe des entrées multiples empêche seul l’introduction de l’ennemi, le Signifiant, et les tentatives pour interpréter une œuvre qui ne se propose en fait qu’à l’expérimentation.»

Si nous disons prendre Kafka comme matière première, sans présager de la forme finale, c’est que nous voulons créer au plus près des acteurs.

Chercher les points de correspondance et d’accroche, les points d’intérêt, de rejet…Ce qui les touche et ce qu’ils veulent dire ou défendre avec cette œuvre. Et les endroits où Kafka et Catalyse peuvent se confondre.

La langue de Kafka sera présente en tant que telle, mais retravaillée. Cette réécriture est importante, car la langue de Kafka, narrative, descriptive, se prête parfois peu à l’oralité et au jeu particulier des acteurs de Catalyse.

Walter Benjamin : « Toute l’œuvre de Kafka constitue un code de gestes dont la signification symbolique n’est pas immédiatement déterminée pour lui mais qui reçoivent une telle signification des contextes toujours nouveaux et des dispositifs expérimentaux toujours nouveaux dans lesquels ils sont pris. »

La sensation physique, l’aspect concret et réel de l’action au plateau seront essentiels. Il s’agit d’agir poétiquement dans l’espace et le travail chorégraphique et performatif va être central.

Kafka voit le corps dans ses détails, une main qui frôle, une pomme que l’on mange, la tête penchée, le pied lourd de K dans la neige, le pied dansant de la jeune fille au bras d’un homme.

Il décrit des scènes étranges, des corps constamment en déséquilibre, des duos d’individus qui ne peuvent se déplacer l’un sans l’autre…Le travail chorégraphique va être essentiel pour aborder cette question. Mené par Agnieska Ryszkiewicz, ce travail continue celui commencé avec elle durant la dernière création de la compagnie, Ludwig, un roi sur la Lune.

L’attention de Kafka aux détails est aussi sonore. Julien Perraudeau, autre compagnon durant la création de Ludwig, un roi sur la Lune, sera présent et travaillera à la composition d’une bande sonore à partir de bruits concrets.

Le grand théâtre d’Oklahama

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