Happy People

Écriture de plateau

Création Août 2005 au Festival de Poche de Hédé

Mise en scène, scénographie, lumières et costumes : JF Auguste
Collaboration artistique : Léna Breban
Avec : Laure Calamy, Valérie Kéruzoré, Jean-Noël Lefèvre, Philippe Smith, JF Auguste.

Production
Compagnie For Happy People & Co

« Happy People » est un matériau, un pré-texte au jeu, une façon d’envisager l’art vivant sous un angle où le texte ne s’érigerait pas en maître mais où le désir du jeu serait primordial, le fait de jouer comme voie d’accès à la pensée et comme façon de la transmettre aux autres. C’est un moyen de pouvoir parler de nous, de prendre la parole en s’appuyant sur le fictionnel et la distance. Nous sommes donc partis de situations vécues ou connues, une réalité de notre quotidien, et avons tenté d’y répondre en « sautant en dehors de la rangée des assassins » comme l’écrit Kafka.

Le saut est un acte de la pensée, une rupture qui permet de quitter le ressassement, la continuité, le face à face avec le réel.

Il crée une distance, un espace, il met derrière, il permet de passer ailleurs. Les assassins dont parle Kafka sont, contrairement à ce que l’on pourrait croire, ceux qui restent dans le rang, qui suivent le cours habituel du monde, qui répètent et recommencent la mauvaise vie telle qu’elle est. Ils assassinent quoi ? justement le possible, tout ce qui pourrait commencer, rompre, changer. Toutes les possibilités infinies de « sauter », ce n’est pas n’importe quoi, c’est une façon à la fois de prendre la réalité au sérieux et d’expérimenter sa non-nécessité. Au lieu de s’aplatir devant la réalité, de dire « c’est comme ça », c’est une façon de répondre, de transformer. Cette réponse ne va pas de soi : elle demande un travail, un travail de la pensée, ce qui ne veut pas dire que ce soit pénible, au contraire : l’acte de penser, sauter, procure du plaisir, et comme le dit Serge Daney à propos des cinéastes Lubitsch et Chaplin « la vrai réponse à la terreur ce n’est pas la vertu, c’est le non-renoncement au plaisir »…Happy people.

Le spectacle se construit comme une suite de regards :

On y croise des femmes, des hommes, des images, des musiques, des gestes… On y parle de désir, de pudeur, de trahison, de tentative, de désillusion, de rêve, d’abandon…

Le projet d’écriture scénique relève d’un principe simple :

Piocher dans notre culture (littérature, théâtre, cinéma, photographies, musique, danse, œuvres plastiques contemporaines…) des éléments sélectionnés de manière subjective et s’adonner et s’abandonner à l’association libre de cette matière (croisement, superposition, juxtaposition, improvisation…) en se défiant de la grande œuvre comme de la grande Histoire, pour se replier sur des fragments de vie personnelle, des micro-histoires, des instants-donnés, des mini-installations, souvent livrés sans explication narrative ni cohérence chronologique.

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